Christina

« Je viens d’un petit village anglophone de seulement 120 habitants. Très jeune, j’ai constaté que le français était important. Mon père le parlait un peu et il agissait comme une sorte de traducteur de courrier pour les gens qui ne le comprenaient pas. Je me disais alors que, plus tard, j’apprendrais le français, et c’est ce que j’ai fait! Aujourd’hui, je suis infirmière. C’est un milieu où il y a plusieurs possibilités d’emplois différents, et ma connaissance du français m’a permis d’obtenir des postes qui, autrement, n’auraient pas été accessibles pour moi. Ça m’a ouvert des portes. Apprendre le français est certainement l’une des plus grandes réussites de ma vie. D’autant plus que, même si le désir s’était fait sentir dès mon plus jeune âge, je l’ai appris seulement dans la vingtaine. Maintenant, je travaille dans la région de la Montérégie, en français, et j’ai quatre enfants, qui parlent tous français. Je suis vraiment contente pour eux, parce qu’ils auront, eux aussi, plus de choix. De bonnes choses arrivent quand on parle français. »

Eliana

Eliana

« Pour moi, parler français, c’est une grande fierté. C’est vraiment ce qui m’a permis de m’intégrer à la société québécoise. Connaître la langue m’a permis de me trouver un emploi dans mon domaine et de poursuivre mes études à l’université. Connaître la langue, c’est l’équivalent d’ouvrir une fenêtre pour découvrir toute une culture; plein de choses que je ne connaissais pas avant et que je peux maintenant apprécier grâce au français. [...] »

Robert

Robert

« Il y a une vingtaine d’années, j’ai rencontré une femme avec laquelle j’ai aménagé dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve, à Montréal. Comme anglophone là-bas, je me suis vite rendu compte que je devais parler un peu le français si je voulais communiquer avec les gens. Au début, j’étais gêné, mais je me souviens d’une boulangerie où j’aimais aller et où j’en profitais pour parler français avec la propriétaire. [...] »

Kate

Kate

« J’ai appris le français en Angleterre, d’où je viens, parce que c’est plutôt bien vu là-bas. Avant de m’établir définitivement au Québec, je venais parfois y donner des cours. Lors d’un voyage en avion, mon voisin de siège était un Québécois. Nous avons discuté en français, et… ça a été le coup de foudre! [...] »

Hector

Hector

« Mes parents sont Colombiens, mais, moi, je suis né ici. On parlait toujours espagnol à la maison. J’ai appris le français trois fois! Je l’ai d’abord appris à la garderie, mais avant que je commence l’école primaire, ma famille et moi sommes partis vivre en Amérique du Sud. Quand nous sommes revenus, j’avais tout perdu. J’ai été inscrit dans une classe d’accueil en 3e année du primaire… et j’y ai réappris le français! [...] »

Laura

Laura

« Je suis venue à Montréal pour mes études et je me suis vite rendu compte que je devais parler français si je voulais vraiment entrer en relation avec les gens et découvrir toute la culture d’ici. Après un certain temps, je suis retournée à Toronto pour travailler comme journaliste. Comme je parlais français, c’est toujours moi qu’on envoyait au Québec pour couvrir certaines histoires. [...] »

De bonnes choses arrivent quand on parle français


Le français se conjugue au travail